Pièces de rechange, le passage au vert

Depuis le 1er janvier 2017, un nouveau décret (décret n°2016-703 du 30 mai 2016) implique que les professionnels de l'automobile doivent informer leurs clients de la possibilité d'utiliser des pièces de réemploi pour la réparation ou l'entretien de leurs véhicules.

Pièces de rechange automobiles

S'inscrivant dans l'évolution vers la transition énergétique et plus particulièrement l'économie circulaire qui privilégie la réutilisation des biens plutôt que l'achat systématique de pièces neuves, ce nouveau décret permet aux consommateurs de bénéficier de pièces d'occasion ou dites de réemploi.

Quelle régulation pour les pièces de rechange automobiles ?

Tout d'abord, il faut savoir qu'il est devenu obligatoire, pour les professionnels de l’automobile, d’informer les clients de l'existence de ces pièces, qui doivent obligatoirement être fournies par un centre de véhicules hors d'usage (VHU) agréé par l'État.

Aujourd'hui, on dénombre 1684 VHU en France, qui proposent, en plus des pièces de réemploi, une traçabilité et un contrôle de leurs fournitures.

Dans le cadre de ce décret, les professionnels de l'automobile pourront aussi proposer des pièces d'échange standard qui correspondent à des pièces complètement refaites à neuf, répondant aux mêmes exigences de fabrication, de garantie et de qualité que les pièces neuves.

Attention, les professionnels de l'automobile doivent tout de même rester vigilants en veillant à bien proposer la garantie des pièces au même titre que la garantie légale lors de la monte des pièces neuves. Au même titre, ils n'ont en aucun cas l'obligation d'accepter une pièce d'occasion proposée par un particulier.

Quelles pièces pour le réemploi ?

Pour le réemploi des pièces, seuls quelques éléments du véhicule sont concernés. Il s'agit des pièces de carrosseries amovibles, des garnissages intérieurs (sièges), des vitrages non collés, des optiques (phares et feux) ainsi que d'un certain nombre de pièces mécaniques et électriques. Évidemment, les pièces d'usure et de sécurité ne sont pas prises en compte, comme le train roulant et les éléments de liaison au sol assemblés, les éléments de direction et les organes de freinage.

Il faut savoir que les réparateurs peuvent monter ces pièces, seulement si elles sont disponibles dans un délai acceptable et compatible avec la durée d'intervention sur véhicule et surtout si elles ne remettent pas en question la sécurité des conducteurs. Dans le cas de rappel de véhicules, de garanties contractuelles en cours, d'entretien ou de réparation gratuite, l'utilisation de pièces de réemploi est interdite.

Les pièces de rechange sont-elles vraiment intéressantes ?

Cette loi vient s'inscrire dans la continuité de l'état de vouloir changer les modes de consommation en favorisant l'économie circulaire et réduire l'impact environnemental.

De plus, depuis un certain nombre d'années déjà, les distributeurs de pièces autos comme Decharenton, AD Désert, Leroux Brochard et Sodiama, proposent à leurs clients professionnels et particuliers, des gammes économiques. Ces pièces de rechange neuves bénéficient aujourd'hui d'une fabrication suivie (souvent similaire aux gammes premium), d'un prix réduit et surtout d'une garantie.

Qu'en pensent les professionnels ?

Un grand nombre de professionnels de l'automobile proposaient déjà des pièces de réemploi à leurs clients avant même que la loi ne paraisse. Cependant, les difficultés viennent plutôt toucher le domaine de la carrosserie. En effet, la plupart des pièces d'occasion sont des éléments de carrosserie, seulement, les centres VHU semblent avoir augmenté jusqu'à 30% le prix des pièces depuis la parution de la loi. La garantie proposée est ainsi souvent inférieure à la garantie légale que doit assurer le carrossier, retirant ainsi l'intérêt économique de la pièce sur le court et le long terme.

La fédération française des carrossiers réparateurs a lancé au mois de mars une pétition afin de mettre en avant les dérives tarifaires des VHU mais aussi celles en lien avec les expertises d'assurance.

Au final, il faudra certainement prendre garde aux pièces d'occasion qui parfois réservent des surprises au bout de quelques temps de réutilisation. La facture est donc certainement moins importante au premier abord mais s'alourdira probablement avec le temps. Reste donc à voir si les consommateurs français vont réussir à faire confiance aux pièces d'occasion pour leurs véhicules.

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